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Il y a plus de 100 000 postes vacants au Québec

Au second trimestre 2018, le Québec comptait en moyenne 116 440 postes à pourvoir, selon l’Institut de la statistique du Québec. Du jamais vu depuis 2015. Cet apogée est atteint alors que certaines entreprises s’inquiètent déjà de la pénurie de main-d’œuvre, et que des actions gouvernementales doivent se déployer pour tirer parti du plein emploi qui s’annonce. Gros plan sur cette situation inédite.

Une demande de travail équivalente à la moyenne canadienne

Avec un taux de postes vacants de 3,2 %, le Québec se situe désormais dans la moyenne canadienne de 3,4 %, tout comme le Nouveau-Brunswick (3,6 %), l’Ontario (3,3 %), l’Alberta (3,0 %) et la Nouvelle-Écosse (3,0 %). Ce taux est en augmentation depuis un an dans toutes les provinces canadiennes, et particulièrement au Québec (+ 0,8 point).

Montréal et la Montérégie concentrent plus de la moitié des postes disponibles

Sans surprise étant donné leur poids dans le marché de l’emploi, Montréal et la Montérégie comptent plus de la moitié des postes vacants au Québec, avec respectivement près de 40 000 et 20 000 postes vacants. La Capitale-Nationale n’est pas en reste avec 12 875 postes en recrutement -la plus forte hausse annuelle des régions québécoises (+65 %).

Les industries qui manquent particulièrement de travailleurs

Comme en 2016 et 2017, la fabrication, le commerce de détail, les soins de santé et assistance sociale, ainsi que les services d’hébergement et de restauration recrutent en grand nombre. Ces industries comptent à elles seules près de la moitié des postes vacants, avec pour chacune plus de 10 000 postes disponibles. Pareillement à ces 4 secteurs en forte demande, la construction et les services professionnels, scientifiques et techniques ont connu une hausse annuelle notoire du nombre de postes vacants (supérieure à 2 000 postes).

Serveurs et vendeurs massivement recherchés

Les postes de serveur au comptoir et vendeur dans le commerce de détail sont, tout comme en 2017, les postes les plus recherchés (avec respectivement 7 000 et 6 000 postes disponibles). Arrivent ensuite les conducteurs de véhicules automobiles ou de transport en commun (4 815), puis les professionnels en informatique (4 665). Un poste vacant sur cinq concerne ces quatre professions.

Une prédominance de postes à bas salaire, excepté pour les professionnels en TI

Parmi les 25 métiers les plus recherchés, seuls 7 offrent un salaire moyen supérieur à 20 $ l’heure. On observe également une prédominance des salaires inférieurs à 15 $ l’heure dans les professions ayant connu la croissance la plus importante des postes vacants depuis 2017 (dont les serveurs, vendeurs et le personnel de soutien). Les professionnels des technologies de l’information se distinguent largement avec un salaire moyen avoisinant les 33 $ l’heure. Enfin, concernant le niveau de scolarité minimal exigé pour l’ensemble des postes vacants, la très grande majorité des entreprises ont des requis inférieurs au niveau universitaire pour combler leurs besoins.

Source : Portrait des postes vacants au Québec au deuxième trimestre de 2018, Institut de la statistique du Québec (novembre 2018)

 

Article initialement paru en décembre 2018 dans 24 Heures (www.journaldemontreal.com).

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