Contact : clotilde.morinp@gmail.com
Que fait le Chief Happiness Officer ?

Souhait partagé par de nombreux salariés, le bien-être au travail est aussi, pour les entreprises, un enjeu de productivité, d’attraction et de rétention du personnel. D’où la création récente de la fonction de Chief Happiness Officer (CHO) ou « directeur du bonheur en entreprise ». Comment intervient cette personne pour rendre ses collègues plus heureux au quotidien ?

Faciliter l’épanouissement professionnel

Le CHO a un rôle de facilitateur entre l’employé, les ressources humaines et la gestion : « Je m’implique dès le recrutement et l’intégration de la personne — en relayant la culture d’entreprise — puis dans son développement professionnel », explique Barbara Poletti, Chief Hapiness Officer chez Createch. Ce spécialiste veille notamment à ce que les tâches du salarié servent son plan de carrière. « Chez Createch, nous sommes une structure de taille moyenne, donc je connais les aspirations de chacun », précise Mme Poletti. Le CHO insiste également pour que l’employé bénéficie de rétroactions régulières de ses gestionnaires, et négocie un temps de formation suffisant pour accroître son potentiel.

Favoriser un climat de travail serein

Le CHO s’assure d’une communication interne transparente, axée sur la remontée des informations vers la direction. « Je suis d’une nature assez affable, confie Mme Poletti. Les gens viennent facilement me parler ! » L’écoute est une qualité incontournable pour ce poste de médiateur, chargé de prévenir et d’apaiser les tensions. « L’empathie est nécessaire pour comprendre les réalités de chacun, tout comme le tact et la diplomatie pour résoudre les conflits en douceur », explique-t-elle. Le CHO recourt également régulièrement à des activités sociales pour renforcer la cohésion entre collègues.

Une profession à définir

Les attributions d’un CHO varient d’une entreprise à l’autre. « Dès ma prise de poste, il a fallu clarifier mon périmètre, mon autonomie et mon niveau de collaboration avec les différents acteurs de l’entreprise », précise Mme Poletti. Au croisement des RH et des communications, conciliant vision stratégique et réalité opérationnelle, le CHO est un poste résolument transversal. « C’est une fonction d’innovation managériale », conclut-elle.

 

Article initialement paru dans l’édition papier et web de 24 Heures – Journal de Montréal

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *